Affichage des articles dont le libellé est Bolivie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bolivie. Afficher tous les articles

21 février, 2010

La Paz - Copacabana - 157km

Samedi 6 février La Paz 21° Ensoleillé On a trouvé un kit de réparation pour notre réchaud, c'est le moment fort de la journée. Le reste du temps est passé à flâner dans les rues de La Paz.

Dimanche 7 février La Paz 22° Ensoleillé Angel a participé à une mini course cycliste organisée par Cristian (il est président de l'association cycliste de La Paz); 12km en côte sur la bande latérale de l'autoroute. Je n'avais pas trop envie d'y participer et comme j'étais là, je me suis retrouvé juché sur une moto comme ''photographe officiel'' de l'événement...Hé oui, comme au Tour de France! Expérience intéressante, tant pour moi que pour Angélique. Elle l'a senti passer; démarrer à 3700m d'altitude en essayant de faire bonne figure parmi tout ces mecs montés sur leurs beaux vélos de course, c'est autre chose que d'y aller cool avec nos bagages...Cristian râlait sur les trois ou quatre participants sans casque, comme pour moi l'autre jour, par contre, que je n'ai pas de casque sur la moto ne lui posait pas le moindre problème...Comprenne qui pourra.

Lundi 8 février 97km Chua Alt: 3822m 19° ensoleillé puis nuageux Quelle drache ce matin, des trombes d'eau s'abattaient sur la ville. Heureusement, ça a cessé avant huit heures, l'heure de notre départ. Enfin, théoriquement...Nous devions, Max, Aaron et moi, rejoindre Angélique et Chantal à El Alto, en haut de la côte où Cristian et Luisa les avaient emmenées. Bref, nous étions à temps au rendez-vous, mais personne n'était prêt; on est parti à neuf heures dix! Comme d'habitude, les dix kilomètres de côtes furent plus faciles pour moi que pour mes compagnons. Pourtant Max est un vrai coureur cycliste. J'ai dû rater ma vocation...El Alto, située à 4000m d'altitude, est la continuité de La Paz. C'est la ville populaire, voire pauvre. Plus d'un million d'habitants et une activité digne d'une fourmilière. On a dû se faufiler entre un nombre impressionnant (des centaines) de minibus (les micros, qui sont les transports en communs locaux). Ceux-ci roulent n'importe comment et s'arrêtent n'importe où sans oublier de couper notre route sans crier gare. En fait, quand on pige la façon de fonctionner de ces véhicules, ça devient facile, c'est même presque un jeu.Quelques kilomètres après la sortie de la ville, nous croisons Tom, un cycliste anglais qui est tout heureux de nous voir car nous sommes les premiers cyclistes qu'il rencontre en trois mois de voyage. Quelques minutes plus tard, arrive un canadien bientôt suivi de deux américains...Lui qui n'avait vu personne, il est servi!Nous avions prévu de planter notre tente au bord du lac Titicaca (plus haut lac navigable au monde et plus grand lac d'Amérique du Sud). Nous pensions trouver un chouette petit endroit bien à nous, et bien c'est raté. Tout est urbanisé; nous traversons village après village. Nous avons fini par planter la tente sur une plage située entre un de ces villages et le Lac. Lucio, un pêcheur est venu nous saluer et nous dire que nous serions tranquilles pour nous reposer ici. Sauf si son départ à la pêche à trois heures du matin nous réveille...

Mardi 9 février 60km Copacabana Alt: 3804m 20° Ensoleillé puis nuageux Quelle belle route, tant au niveau des paysages que par la qualité du revêtement. De plus, il y avait très peu de circulation. De superbes vues sur le lac Titicaca et les collines environnantes couvertes de murets datant de l'époque inca et formant des terrasses pour l'agriculture. On a passé un col à 4251m, nous avons remis en oeuvre notre système de laisse car à cette hauteur, Angélique ressent trop la fatigue. Elle a même dormi quelques minutes sur le bord de la route...A Copacabana, nous avons choisi un hôtel avec vue sur le lac; pour l'équivalent de 10€, nous avons une grande chambre avec de vrais bons lits et une salle de bain. De quoi bien finir notre séjour en Bolivie.Nous avons retrouvé par hasard Malte et Anette. Ils avaient pourtant deux jours d'avance sur nous. Je n'ose plus dire que c'est la dernière fois que nous les voyons aujourd'hui...

Mercredi 10 février Copacabana 24° Ensoleillé Excursion sur l'Isla Del Sol. On commence par s'entasser comme des sardines sur un petit bateau, du genre:''Un bateau fait naufrage sur le Lac Titicaca car il y avait cent passagers au lieu de cinquante...''. Heureusement, le temps était magnifique et tout c'est bien passé. On a traversé l'île du nord au sud, sur des chemins datant de l'époque inca. Notre balade a culminé à 4000m d'altitude, de là haut on avait un vue panoramique sur le lac et ses environs. Et toujours ces pentes en terrasses. Nous avons traversé des villages d'un autre temps où les animaux (cochons, ânes, vaches ou moutons) et les hommes cohabitent partout (et ça se sent...).Ce soir, on s'est offert une bonne truite grillée (pour moins de deux euros) que nous avons dégusté dans une gargote sur la plage devant le coucher de soleil. Notre dernière soirée en Bolivie.

06 février, 2010

Potosie - Sucre (vélo) - La Paz - 221km

Vendredi 29 janvier Potosi Nuageux et frais Potosi s'avère être une belle ville(classée au Patrimoine Mondial de l'Humanité); pas mal de belles églises baroques, des édifices coloniaux et des ruelles aux façades colorées. Seul hic, la circulation intense dans ces petites rues étroites. J'ai profité de la journée pour essayer de réparer notre réchaud; deux heures pour fabriquer des joints à partir de morceaux de caoutchouc... Ce soir, on a enfin pu cuisiner sérieusement, ça nous change des repas camping ou des restaurants locaux...On invité Malte et Anette(qui venaient d'arriver de Uyuni)à partager notre repas. Ils ont eu l'air d'apprécier nos talents culinaires. Je voulais faire la visite des mines d'argent de Potosi demain, mais c'est carnaval des mineurs, donc on peut visiter mais il n'y a personne qui travaille...Dommage car je pense que ça aurait été instructif; ils travaillent dans des conditions à la ''Germinal''!

Samedi 30 janvier 83km Entre Potosi et Sucre Alt: 3257m 18° Nuageux avec éclaircies et averses On est parti tard, vers midi, mais comme la route était facile (une seule looongue montée et sinon, quasi uniquement de la descente), on a quand même pu faire plus de la moitié de la route nous menant à Sucre. On a eu l'impression de ne plus être au dessus de 3000m car les paysages ont changé; des collines aux pentes douces ont remplacé les côtes escarpées des derniers jours et nous avons traversé des kilomètres de cultures au milieu desquelles, disséminées ça et là, des petites maisons en terre séchée. Ce soir, on a mangé un plat froid car la réparation du réchaud n'a pas tenu. J'espère que je trouverai les pièces de rechange à La Paz, sinon c'en est fini de nos petit gueuletons sous la tente et du café matinal d'angel. En tout cas, après autant de jours d'abstinence, ça fait du bien de pédaler à nouveau!

Dimanche 31 janvier 83km Sucre Alt: 2790m 22° Pluvieux le matin, ensoleillé l'après-midi Départ sous la drache ce matin et 10km de descente pour arriver 1000m plus bas! On le payera tout le reste de la journée car on ne va faire que grimper et descendre à chaque fois de quelques centaines de mètres. Nous qui pensions que la route était facile...La faute aux boliviens qui nous renseignaient. Notre moral n'est pas au beau fixe; privés de traversée du Salar d'Uyuni et ne sachant pas si nous pourrons aller au Machu Pichu (en raison d'inondations et de glissements de terrains, la gouvernement péruvien a décrété un état d'urgence de 60 jours sur la région)et suite à nos problèmes techniques (tente et réchaud), on a un peu l'impression que la fin du voyage risque de tourner en eau de boudin... C'est la première fois depuis que je voyage à vélo que l'envie n'y est plus. J'espère que ce n'est que passager. Après tout, il reste pas mal de kilomètres à faire et beaucoup de choses à découvrir. Nous avons été accueilli à Sucre par des jets d'eau, en effet, les jeunes s'amusent à jeter des ballons d'eau ou à arroser les passants. Carnaval ou dernier jour de vacances (la rentrée des classe est pour demain), je ne sais pas mais je me renseignerai demain. Pour décompresser un peu, après le resto, on s'est posé sur nos lits pour regarder un film à la télé. Pour moi, c'est une grande première car normalement, les vacances c'est pas de TV.

Lundi 1 février Sucre Ensoleillé 22° Une vraie journée de repos: p'tit déj sur la terrasse de l'hôtel San Francisco, balades en ville, une super petite bodega (bodega Vieja) pour l'almuerzo(repas de midi) et sieste. Et pour le quatre heure, on a goûté aux spécialités locales Tojori (boisson à base de lait et de mais et servi chaud et api ( maïs, cannelle et clous de girofle ) accompagnés de pâtisseries. Notre hôtel est vraiment bien; un bâtiment colonial, terrasse sur le toit, des chambres spacieuses avec salle de bain distribuées sur trois niveaux autour d'une cour. Un havre de paix en plein centre ville.

Mardi 2 février Bus Sucre-La Paz 3km Ensoleillé 25° Mauvaise journée! Angélique a été malade. Après avoir dormi toute la matinée, elle a voulu aller manger à la même bodega qu'hier, mais on n'a pas fini le repas que celui-ci lui revenait déjà en sens inverse... Le patron, du genre de ceux que l'on peut trouver dans les bodega espagnoles, n'a pas voulu que je paye car on n'avait pas pu tout manger... J'ai essayé de trouver un truc à manger après avoir ramené Angel à l'hôtel, mais en plein après-midi, à part des glaces ou des popcorn, rien, tout est fermé. Bon là on est dans le bus. On a pris le plus luxueux; on a des sièges inclinables complètement. Rien à voir avec les bus argentins, celui-ci a des sièges quelque peu usés, les lumières ne fonctionnent pas et la climatisation non plus. Pas de service à bord, et ce qui est comique, c'est que le chauffeur prends des gens sur la route. Ceux-ci restent assis dans les allées...Voilà comment les chauffeurs boliviens arrondissent leurs fins de mois...

Mercredi 3 février 2km La Paz Alt: 3643m Variable Arrivés à 7h à La Paz, nous croisons rapidement un autre cycliste (colombien) qui nous indique une porte. Nous frappons et nous voici dans le café de Cristian, le président de l'association cycliste de La Paz. Il ne peut nous accueillir car le lieux est déjà occupé par un couple de cyclistes américains( Aaron et Chantal). Nous y croisons également François, un cycliste français. Et plus tard dans la journée, Max, un péruvien. Comme nous retrouvons également Anette et Malte (et deux espagnols) à leur hôtel, ça nous fait la plus grosse concentration de voyageurs à deux roues depuis notre départ. Après avoir un peu tourné en rond, nous avons déniché un hôtel (hostal Maya) qui nous paraissait calme. C'était sans compter la Peña (sorte de bar où joue un orchestre) du rez-de-chaussée...Musique résonant dans tout le bâtiment jusqu'à minuit. Cristian nous a proposé de nous emmener en balade dans la montagne demain. Le gag du jour; nous avons commandé une pizza et une boisson dans un resto avant de nous rendre compte que nous n'avions pas assez d'argent pour payer...Heureusement, la pizza n'étant pas encore faite, nous avons seulement dû payer la boisson. Et on n'a pas mangé de pizza!

Jeudi 4 février 52km dont 18km de piste La Paz 21° Ensoleillé et une heure de pluie en milieu d'après-midi (comme hier) Départ vers 7h15 après avoir mangé les pancakes préparés par Aaron. C'est une sortie entre mecs: Cristian, Aaron, Malte et moi. Angélique, Anette et Chantal sont malades... Petite prise de tête avec Cristian car je ne porte pas de casque; après quelques minutes de discussion, j'accepte l'un des siens pour le tranquilliser. On commence notre descente vers le bas de la ville à une vitesse beaucoup trop élevée (plus de 60km/h en ville). Pas top pour moi car si mon vélo est parfait pour voyager, sur une mauvaise route, il encaisse trop de choc (cadre trop rigide) et j'ai du mal à suivre. Je ne veux pas porter de casque et je ne sais pas suivre en descente, je pense que Cristian a dû me prendre pour un clown. Mais ça n'a pas duré longtemps. Dès que le chemin s'est mis à grimper, j'ai remis les choses en place. Comme d'habitude, je suis le seul à avoir pu arriver en haut sans jouer à pousse-vélo...Hé oui, les 8000km de voyages parcourus depuis juin n'y sont probablement pas étrangers. Et puis, comme en course à pieds, je commence à aimer les côtes à bicyclette. Quelles vues! Du haut de nos 4000m, nous pouvions voir La Paz et toutes les falaises et montagnes environnantes. Splendide! Et après, quelle descente! De la terre, des pierres, des trous et un peu de boue. Tout ça sur un sentier qui flirtait parfois dangereusement avec le vide. Quel pied! On a fêté cette belle balade autour d'un bon spaghetti chez Cristian, au Café Chuquiago.

Vendredi 5 février La Paz 15° Ensoleillé le matin et pluvieux après Angel est guérie! On devait rester ici aujourd'hui mais elle m'a tiré de mon lit en catastrophe pour attraper un tour organisé qui nous a emmené visiter le site de Tihuanaco; site le plus important de la civilisation du même nom (précédant l'arrivée des Incas). Bon, c'est pas le Machu Pichu, les espagnols ont tout détruit pour construire des églises avec les pierres du site. Ceci dit, notre guide était vraiment compétent et la visite fût instructive. De retour à La Paz, nous sommes allés manger une pâtisserie et, ça devient une habitude, on a de nouveau oublié notre argent...Heureusement, c'était près de l'hôtel.

29 janvier, 2010

Uyuni - Le Salar - Potosi

Lundi 25 janvier Uyuni Temps maussade. On a retrouvé nos teutons cyclistes. Boueux et fatigués, comme nous. On a passé une partie de l'après-midi à nettoyer nos vélos pour en éliminer les paquets de boue. Les prévisions météorologiques ne sont pas bonnes pour les jours à venir et nous avons peu de chances de pouvoir traverser le Salar...Des gens nous ont confirmé que celui-ci est inondé pour le moment. On va attendre encore un jour et voir. Histoire de nous ôter nos illusions, une averse de grêle apocalyptique s'est abattue sur Uyuni suivie de pluies intenses et donc les rues sont à nouveau sous eaux. Pas facile de se promener au sec...

Mardi 26 janvier Uyuni Nuageux puis ensoleillé Bon, aujourd'hui le temps n'étais pas mal si on excepte une fameuse averse. Ce matin on a réparé la tirette de la tente, nettoyé notre réchaud et la tente qui étaient encore plein de sable. Cet après-midi, on est allé voir le cimetière de train; plein de wagons disloqués sans grand intérêts mais aussi une bonne dizaine de vieilles locomotives à vapeur rouillées posées là au milieu de ce paysage désertique. Ce qui est pitoyable, ce sont les monceaux de détritus que nous avons traversé pour arriver là. En fait, la ville est entourée sur plusieurs centaines de mètres de déchets ménagers. Et ça ne sent pas bon hein! On a pris la décision de faire un tour d'un jour dans le Salar en 4x4 demain, histoire de voir ce que c'est et après-demain nous prendrons le bus pour Potosi. Je suis quand même terriblement désappointé. En effet, la traversée du Salar de Uyuni était un de mes objectifs majeurs de ce voyage(avec le sentier entre Le Chili et l'Argentine, Ushuaïa et le Machu Pichu), d'où, grosse déception. Pour me consoler je me suis fait couper les cheveux. Je sais, ça n'a rien d'une consolation, mais c'est bien la première fois que j'apprécie la manie qu'ont les coiffeurs de vouloir parler; on a échangé des propos sur nos pays respectifs et tout deux appris des choses. Ah oui, dans la rubrique prix: coiffeur: 1€...

Intermède écologique Il est de coutume de rendre à Pachamama (la terre nourricière) une partie de ce qu'elle nous offre; ainsi, si on vous sert un verre de vin, il convient de verser un peu du dit breuvage au sol avant de boire. On nous a expliqué que si les autochtones (tant argentins que boliviens)sont des catholiques très fervents, cela ne les empêche pas de vénérer Pachamama. Et là, je rigole! Ils ont une curieuse façon de mettre ça en pratique; ils balancent allègrement bouteilles, canettes, emballages par les fenêtres de leurs voitures le long des routes. En ville, ils ne feraient pas deux mètres pour jeter quelque chose dans une des rares poubelles; non,non, directement au sol. Et pour couronner le tout, les immondices collectés par les municipalités sont rejetés n'importe comment hors agglomérations. Pauvre Pachamama...

Mercredi 27 janvier Uyuni Ensoleillé Pas de regrets, le Salar était impraticable. En effet, le 4x4 a roulé pendant des kilomètres dans l'eau. Le paysage était exceptionnel car la réverbération du soleil dans l'eau faisait disparaître complètement l'horizon; le ciel et le Salar ne faisaient plus qu'un. On avait également l'impression que les voitures se déplaçaient dans les airs. Vraiment étrange comme vision. On a déjeuné sur une île au milieu de cette étendue saline; un rocher couvert de cactus énormes. Bref, même si on était sept dans la voiture (plus le chauffeur), et que je déteste les tours organisés, je dois bien admettre que celui-ci valait le coup d'oeil. En plus, j'ai l'esprit tranquille puisque je sais qu'on ne peut pas passer à vélo...

Jeudi 28 janvier 3km Potosi Alt: 4000m Pluvieux On a eu de la chance, notre bus était convenable. De plus, nous avions les premiers sièges derrière le chauffeur, donc beaucoup de place pour les jambes. La route a commencé à grimper dès la sortie d'Uyuni, avec la pluie et l'état de la piste, ça nous enlevait immédiatement tout regret de ne pas boucler les 220km jusqu'à Potosi à vélo. Cela malgré le fait que cette route soit l'une des plus belles que l'on ai suivie; des vallées verdoyantes, de canyons, des formations rocheuses étranges, des dunes de sable, etc. Arrivés à Potosi, après 6h de route, nous n'avons eu que deux kilomètres à faire pour rejoindre notre hôtel mais, en côte du type de celles des rues de San Francisco...Angélique, en grande sage, décide de pousser son vélo dans la partie la plus dure tandis que moi, en grand dikke nek, je pédale jusqu'en haut en oubliant qu'on est à 4000m et que je viens de me taper six heures de bus...Conclusion, la nausée et du mal à m'en remettre pendant une bonne heure. Notre hôtel « Hostal Casanova » est un bâtiment colonial du 17e siècle avec des chambres disposées autour d'une belle cour. Vraiment très agréable. Il n'y avait plus qu'une chambre de libre , une suite mais pour quatre personnes avec TV et sdb privé, comme on n'avait plus envie de bouger, on a payé pour quatre...Au diable l'avarice!

26 janvier, 2010

Villazon à Uyuni - 324km

la partie du voyage la plus dure depuis notre départ mais que d'aventures!

Lundi 18 janvier 32km dont 25km de piste Route de Tupiza Alt: 3438m 28° Ensoleillé avec passages nuageux et vent l'après-midi. Voilà, on est en Bolivie! 2H30 d'attente pour passer la frontière. Étonnamment, c'est pour sortir d'Argentine que ça dure longtemps (2h00).Quel contraste! Autant La Quiaca est morte, autant Villazon déborde d'activité; des magasins partout et un monde fou dans les rues. C'est évidemment normal puisque tout est meilleur marché ici. On en a fait l'expérience en ne payant que l'équivalent de 1,5€ pour notre repas de midi.Dès la sortie de la ville, nous sommes sur la piste. Elle est en travaux, donc il y a un va et vient incessant de camions et en plus on doit subir un fort vent de face. Qu'est-ce qu'on a bouffé comme poussière...Pour notre première nuit bolivienne, nous avons planté la tente un peu à l'écart de la route.J'ai pris une aspirine ce soir car je me sentais pas très bien; vite essoufflé et des petites chutes de tension. L'altitude et la fatigue (due à mes mauvaises nuits)se sont liées contre moi...

Mardi 19 janvier 69km dont 51km de piste Tupiza Alt: 2875m 32° Ensoleillé Quelle fournaise! Heureusement, la piste était majoritairement en bon état. On a quitté le haut plateau pour une vallée dominée par des tons de bruns, rouges des montagnes et le vert des cultures. On est passé par des villages construits en pisé. Vraiment une très belle route.Quelle délivrance d'arriver à Tupiza, enfin on peut se rafraîchir à l'ombre de la place en sirotant une boisson froide. Fini l'eau chaude de nos bidons que nous ingurgitons depuis ce matin...Il y a cinq ou six restaurants (pizzeria)qui ont la même déco, la même carte et les mêmes prix. Je ne pense pas qu'on peut y croiser un client bolivien... Evidemment, comme c'est pas notre truc, on a quand même réussi à dénicher un vrai resto local où, là, c'est les touristes que l'on ne croise pas...C'est beaucoup moins cher, probablement tout aussi bon et beaucoup plus sympa que d'entendre parler anglais français ou allemands aux tables voisines.

Mercredi 20 janvier Tupiza Nuageux On a bien choisi notre hôtel pour la journée de repos (Hostal Pdro Arrayo); propre et calme. Une chambre (avec un bon lit) donnant sur une cour intérieure et des douches avec eau chaude. Tout ça pour 70Bol(7€), ce qui est cher...Les nuages ont rafraîchi l'atmosphère, grâce à eux on n'est pas accablés par la chaleur. Tant mieux et désolé pour ceux qui se gèlent les pieds en Belgique. Eh bien oui, c'est ça passer l'hiver en été; apprécier l'absence de soleil...On a retrouvé Annette et Malte (c'est pas Walter comme écrit précédemment) et nous prendrons probablement la route ensemble demain sauf si leur réveil est trop dur car c'est la fête à leur hôtel. (Angel: j'ai fait le tour du village pour les retrouver en allant dans chaque hostal avec courette. Ils logeaient depuis hier à l'hostal My Home. Heureusement que nous n'avons pas logé là comme je l'aurais voulu car il n'y avait pas d'eau chaude)

Jeudi 21 janvier 48km dont 47km de piste Entre Tupiza et Atocha Alt: 4050m Ensoleillé avec passage nuageux, 27°(à plus de 3500m...) Quelle journée! Comme prévu, nous avons pris la route en compagnie de nos amis allemands. La première partie de la route nous menait à travers des paysages inouïs, dignes des plus beaux paysages de l'Ouest américain. Au kilomètre 31, juste après le village de Salo, la fête a commencé; une ascension de plus de 12km qui nous a menés à une altitude de 4029m. Une douce euphorie nous gagne, c'est la première fois pour tout le monde que l'on se retrouve à une altitude pareille. Et à vélo en plus! Parlons-en de cette montée. Pour moi ce ne fût pas très difficile, le souffle était bon et les jambes suivaient. Je prenais pas mal d'avance sur les autre mais il ne faut pas croire que j'en profitais pour me reposer. Eh non, ma bonté légendaire me faisait redescendre la route afin de pousser un peu Angel (pas facile de faire avancer un vélo de 45kg quand on pèse le même poids...). On a décidé de redescendre un peu pour camper car la petite averse qu'on a eu et les mauvais nuages nous faisaient craindre le tonnerre et des éclairs pour cette nuit. Nous ne sommes pas des spécialistes de la montagne, mais ce genre de chose à plus de 4000m, bof, pas bon. Bref, on continue et, là où on pensait descendre, on monte encore! Comme le soleil se couche tôt ici(19h30), on a plus trop le choix et nous voilà parés pour une nuit à 4050m!!! Repas dans la tente et dodo dans nos duvets car la nuit s'annonce fraîche.

Vendredi 22 janvier 66km de piste Atocha Alt: 3660m 26° Nuageux avec éclaircies La nuit fût bonne à 4050m. Fatigués comme nous l'étions, rien de plus normal.On a commencé la journée par un col; après 200m de route, nous voici à 4067m. Photos. On croit avoir atteint l'altitude maximale. On entame donc la descente pour...remonter et atteindre 4200m! Alors là, on est vraiment haut. Re-photos. On fait une pause et on admire le paysage. Puis on redescend pour...remonter! Et hop, 4208m et devinez quoi, on redescend pour...remonter. A ce moment là, les jambes d'Angélique entament une grève, on sort la ''laisse'' et me voilà promu tracteur. En fait, Anette et Malte payent aussi les efforts d'hier et malgré mon ''boulet bouclé'', notre vitesse est bien plus grande que la leur. J'ai la forme de ma vie!Bref, on remonte donc une énième piste en lacet et nous voilà à 4264m. Evidemment, photo. On roule ensuite plusieurs kilomètres sur un plateau avant d'entamer la descente vers Atocha. Des paysages arides aux couleurs et reliefs variés ont jalonnés notre route aujourd'hui. Un régal pour les yeux!Pour couronner le tout, on découvre Atocha, ville bâtie à flanc de montagne, au détour d'un virage, entre deux falaises. Atocha justement nous fait entrer de plein pieds dans la Bolivie profonde; ici pas de touristes et les gens nous regardent un peu comme des extra-terrestres. Au niveau logement c'est pas top: pas de douche et encore moins d'eau chaude, et lit dur comme une planche. Bon, on ne paie que 20 Bol (2€) par personne, mais comparé à ce qu'on payait dans notre bon hôtel à Tupiza, ça fait cher. (Angel: il n'y avait qu'un hôtel qui proposait une douche et j'ai eu la mauvaise idée de ne pas la prendre tout cela parce que je trouvais mignon de loger dans un alojamiento tenu par des autochtones bien typiques. J'ai oublié l'importance d'avoir une bonne douche après un effort intense...) Pour le resto, pareil, 10 Bol mais une soupe pas très goûteuse et un plat version light pour anorexique...On est resté sur notre faim. On a voulu acheter une espèce de hamburger dans la rue mais la vendeuse prenait un malin plaisir à ignorer ma commande et à servir les autres avant nous. Quand elle a enfin préparé les nôtres, on s'est barré. Je sais, c'est pas cool mais faut quand même pas pousser hein! Conclusion, on a mangé des biscuits...

Samedi 23 janvier 52km de piste Entre Atocha et Uyuni Alt: 3775m 22° Nuageux On a repris la route à deux; Anette et Malte ont décidé de partir à la mi-journée.Après vingt kilomètres de grimpettes et de descentes dans des paysages toujours aussi colorés, nous voici sur un plateau. On pensait que ce serait facile, mais non, tôle ondulée et sable entravent notre progression et la journée devient longue...Une crevaison plus tard(ma troisième), nous posons la tente dans un endroit sablonneux, ce que j'évite soigneusement d'habitude, mais là, pas le choix. Nous commençons notre popote et le vent en profite pour se lever et jouer à tempête de sable. Il faut tout protéger en catastrophe car le sable s'infiltre partout. Notre repas crissera sous la dent...Mais ce n'est qu'un début. La tirette de la tente intérieure se met de la partie et nous lâche (contre-pub:n'achetez pas de tente Vaude). Un festival d'éclairs se déroule sous nos yeux. C'est beau mais ça nous stresse car il n'y a que notre tente et nos vélos qui émergent de ce désert. Adeptes du principe de précaution, nous allons nous coucher dans la tempête (bien protégés par nos vêtements de pluie) et admirons le spectacle de la foudre frappant au hasard. Quand enfin les éclairs s'éloignent, la pluie entre en jeux; des trombes d'eau qui s'infiltrent également dans la tente! Bonne nuit les petits...

Dimanche 24 janvier 57km dont 55km de piste Uyuni Alt:3664 Temps: un peu de tout... Bon, on n'a pas beaucoup dormi. La pluie n'a cessé que vers huit heure. Les dégâts: du sable (mouillé ou sec) partout et de l'eau dans la tente. La journée commence par un nettoyage.On prends la route sur une piste transformée en bourbier; quelle galère! La boue, notre mauvaise nuit et les efforts des jours précédents s'additionnent et notre moral en prend un sacré coup. On n'avance pas. Nous mettons près de neuf heure pour parcourir les 55km nous séparant d'Uyuni alors qu'il n'y a pas la moindre côte...(Angel: mon mental était tellement bas que j'ai craqué. J'ai bien pensé à faire de l'autostop mais les camions sont rares. Ce fut la pire journée de notre voyage). Seul moment fun de la journée; nous avons fait passer nos vélos sur un pont de chemin de fer sous le regard curieux des dizaines de personnes dont les véhicules étaient bloqués par une crue.On pensait revoir Anette et Malte ce soir, mais au vu des mauvaises conditions, je pense qu'ils ont été obligé de camper une nuit de plus sur la route. Nous les plaignons.Enfin, la journée se termine par un averse de grêle d'une rare violence qui aura eu l'avantage de débarrasser nos vélos d'une bonne partie de la boue accumulée aujourd'hui. On est quand même aller fêter la fin de notre calvaire dans un resto à touristes et même là, sans se priver, on s'en sort encore pour 130Bol (13€)... (Angel: nous qui rêvions d'une bonne douche chaude une fois arrivés à Uyuni, c'est râté! En effet, nous comprenons que dans la région, l'électricité est régulée et donc quand il n'y a pas d'électricité, il n'y a pas d'eau (pompe) et donc pas d'eau chaude. Nous avons utilisé nos bouteilles d'eau pour nous laver un minimum avant d'aller au resto).